Parfums microbiens : transpirer pour la science !

Les 20, 26 septembre et 4 octobre dernier, un petit groupe d’étudiant·e·s, rencontré·e·s au Centre de Recherches Interdisciplinaires, étaient en résidence au Living Lab du Carrefour Numérique² pour mener un projet de recherche autour des odeurs corporelles.

Avez-vous déjà entendu parler de biologie synthétique ? C’est un domaine scientifique qui allie biologie et ingénierie. Son but est d’étudier, de modifier, de concevoir de nouveaux systèmes biologiques, en manipulant des morceaux d’ADN par exemple. Les OGM (Organisme Génétiquement Modifié) en sont l’application la plus connue.

Pour le dixième anniversaire d’Igem, l’équipe parisienne « IGEM Paris Bettencourt 2014 » étudie la flore microbienne humaine et les odeurs corporelles. Des bactéries présentes sur notre peau sont responsables de la sécrétion de nos odeurs. Le projet est donc d’examiner ces bactéries puis de créer des produits cosmétiques probiotiques (déodorants, crèmes, etc.) pour les enlever.

Cette résidence chez nous avait pour objectif dans un premier temps de sensibiliser les visiteur·se·s de la Cité des sciences à la biologie synthétique, de les informer des recherches en cours ainsi que des liens qui existent entre eux et leur microbiome, explique Marguerite Benony.

Dans un deuxième temps, on les invitaient à participer à l’étude en déposant un échantillon de leur sueur et/ou en analysant différentes odeurs masquées. Ne restait qu’à donner leur avis sur une base de données développée pour le projet.

Au total, soixante-dix personnes ont donné leur sueur à la science et le double est venu se renseigner et poser des questions sur la biologie synthétique et le projet.

Isabelle Chabanon-Pouget


Igem ? À Paris ils sont seize, soutenus par cinq coachs et ils participent à la compétition internationale Igem pour International Genetically Engineered Machine competition organisée chaque année depuis 2004 par le MIT (Massachusetts Institute of Technology). Au travers de différents projets menés par des jeunes de quatrième et cinquième année universitaire, ce concours a pour objectif de sensibiliser le grand public à la biologie synthétique et de faire avancer la recherche. Durant trois mois, 245 équipes pluridisciplinaires internationales (dont sept françaises) ont imaginé un projet, qui a ensuite été présenté à Boston fin octobre.

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