Herocoli, test de jeu vidéo au Living Lab

En septembre et octobre 2014, une équipe créative, passionnée de jeu vidéo, est venue au Carrefour Numérique², en résidence au Living Lab. L’objectif pour ces membres du Centre de Recherches Interdisciplinaires (CRI) : tester, avec le public de la Cité des sciences, Hero.Coli, un jeu vidéo en cours de développement sur la biologie de synthèse.

Quelques semaines après leur venue, je retrouve deux d’entre eux, Raphael Goujet et Alexandre Vaugoux, pour un retour sur ce que cette résidence leur a apporté.

Tout d’abord, pouvez-vous vous présenter ?

Raphael : Benjamin Brogniart, qui malheureusement n’a pas pu venir aujourd’hui, est le créateur et game designer. Il a contribué avec les étudiants et étudiantes du CRI à poser les bases du jeu.

Alexandre Vaugoux est le community manager du projet européen Citizen Cyberlab. Son rôle est de faire connaître les projets, de nous faire participer à des événements pour améliorer leur visibilité. Il nous aide à faire connaître le jeu.

Elles n’ont pas participé à ce test chez vous, mais l’équipe comprend aussi la graphiste, Armella Leung et Helena Shomar, étudiante en biologie de synthèse et co-game designer.

Et moi, je suis le lead programmer. Je suis arrivé après la phase de design : je programme le jeu depuis juin 2013. Je vais commencer une thèse dessus pour tester, entre autres, l’efficacité du jeu en tant qu’outil d’apprentissage… il va donc continuer à évoluer.

Vous êtes venus plusieurs semaines en résidence, les mercredis après-midis. Qu’en retenez-vous ?

Alexandre : J’ai trouvé que c’était un lieu vraiment génial pour rencontrer des personnes de 7 à 77 ans qui peuvent venir tester ton jeu et avec qui tu peux avoir un rapport humain au-delà du « petit rat de laboratoire ». L’idée qu’ils viennent tester le jeu ça leur fait plaisir et à la fois on a des bons retours. En plus, tu peux discuter de ta pratique, ton métier, ton projet avec les gens. C’est un gros plus ici, le côté humain et pas « l’usine à test », les moments d’échange.

Au final, tu abolis toutes les barrières entre les gens qui créent et les gens qui reçoivent la création. Quand tu fais des projets scientifiques, tu as envie que le public vienne les tester le plus tôt possible, de discuter avec. À l’époque du web, des réseaux, où on peut diffuser partout, avoir un lieu de connexion réelle avec le public c’est indispensable. Ça permet aux gens de prendre plus de pouvoir dans la création !

Raphael : Venir ici m’a permis de voir des tas de bugs, de faire connaître le jeu, de voir si on était bien adapté au public. Mais le plus important, c’est que ça a totalement modifié ma vision par rapport aux utilisateurs. Avant, on avait fait des tests assez réduits avec quelques étudiants du CRI mais là, de voir chaque semaine de nouvelles personnes, ça a permis de voir des comportements qui revenaient sans arrêt, surtout chez des gens qui n’étaient pas du milieu étudiant ou dans la biologie.

Donc maintenant chaque fois que je vois quelqu’un qui utilise mal mon interface, je ne me dis pas que cette personne n’a rien compris, je me dis que c’est moi qui ai mal fait mon interface et j’essaie de mettre l’interaction que l’utilisateur voulait.

Pour terminer, avez-vous une anecdote à raconter ?

On a proposé à quelqu’un de participer, en parlant de jeu vidéo sur la science : Quoi ? Un jeu vidéo sur la science c’est pas possible ! La science c’est chiant et le jeu c’est marrant ! alors après notre venue… si les gens ressortent et changent d’opinion, c’est gagné !

 Laurence Battais

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